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Un défilé pas comme les autres

Lui-même détestait l’idée de laisser le moindre souvenir derrière soi, préférant se focaliser sur l’énergie du présent et des vivants. Le 5 mars dernier pourtant, Karl Lagerfeld n’a pu échapper à un énième hommage lors du défilé prêt-à-porter Automne-Hiver 2019-2020 de la maison Chanel (à laquelle il a consacré près de quarante années de sa vie). Son dernier.

Karl Lagerfeld, realisant son autoportrait. Photographie dans son studio en septembre 2014.

Il est surprenant d’observer à quel point une personne à l’allure si austère et stricte peut provoquer autant de tendresse et de sympathie. L’ambivalence de ce phénomène n’est finalement pas si étrange quand on y pense et quand on se dessine le personnage de Karl Lagerfeld. Il savait être dans le même temps médiatisé et secret sur certains aspects de sa vie en témoignent les zones troubles qui entourent son enfance, sa date de naissance exacte. Il en est presque un art qu’il n’est pas si aisé de maîtriser de la sorte. Mais il en fallait bien plus pour effrayer Monsieur K, le Kaiser, l’homme aux lunettes noires, cet homme qui a su se dessiner une carrière professionnelle plutôt exceptionnelle il faut le dire et pourtant insuffisante à ses yeux. Retour sur son parcours:

Après avoir passé son enfance en Allemagne au côté de ses parents, il quitte sa terre natale avec sa mère direction Paris. C’est au sein de cette capitale de la mode, de cette ville lumière qu’il développe et exploite ses talents. En 1953, il participe au célèbre concours du « Secrétariat international de la laine » organisé par Woolmark, qu’il gagne ex-æquo avec un certain Monsieur Yves Saint Laurent. Suite à cela, il collabore un temps avec Pierre Balmain puis travaille pour Chloé tout en faisant profiter la maison italienne Fendi de ses talents ( il concevra leur logo) quand arrive l’opportunité de prendre la direction de la maison Chanel en 1983. Il a ainsi la lourde tâche de relancer l’activité de la maison qui est à son plus bas. Mais il ne s’arrête pas là, la liste de ses travaux est longue: en 1984 il crée sa propre marque, en 1998 la Lagerfeld Gallery en tant que photographe puis en 2007 : K par Karl. Il dessine et crée en parallèle de ses activités, d’innombrables costumes pour le cinéma, l’opéra… Ami de tous les personnages publics (mannequins, acteurs/actrices…) il par ailleurs été à la genèse de l’utilisation d’égéries en mettant en avant pour Chanel Inès de la Fressange.

Karl Lagerfeld représentait et représente énormément pour les étudiants, les passionnés de la mode, de la photographie, de l’art de la création en général. Il était à la fois une source d’inspiration, un modèle, l’excellence incarnée pour d’autres. Une chose est sûre : il a su d’une manière ou d’une autre s’imprégner dans l’esprit collectif et la culture. Il savait s’inscrire dans son temps tout en apportant ce qu’il y avait de meilleur du passé sans fausses notes. On aimait sa (grande) vision de la vie et de la mode. Simuler le décollage d’une fusée, recréer une forêt avec de vrais arbres, inviter la rue au sein du Grand Palais ? Et pourquoi pas ? Il l’a fait. L’écrin de ses défilés se devait d’être à la hauteur des créations qui allaient s’y mouvoir.

Justement, pour son dernier spectacle, quel en était le décor ?

Pour ce dernier tour de force, le cœur du grand palais s’était mué en une chaleureuse station de ski. Une fine couche de neige faisait office de catwalk autour duquel se nichaient des chalets montagnards. En piste !

Le soleil brille, le ciel est dégagé, les mannequins sont prêts à se balader avant de se réfugier au chaud dans leurs chalets. Les filles prennent la pose aux abords d’une des maisons de bois, une minute de silence s’écoule et voilà Cara Delevingne ouvrant le bal. Les premières silhouettes sont chaleureuses, imposantes aussi avec ces enchaînements de Tweed, de grands carreaux et de pied-de-poule, pied-de-coq, en combinaison, en accumulation. L’allure est chic (on garde l’élégante Lavallière), un peu boyish, se complète de fédoras (chapeaux à larges bords) ou se veut plus bling-bling avec des bijoux (chaînes, sautoirs…) en abondance, l’esprit 90’s plane.

Le trio noir-camel-blanc se décline dans plusieurs tenues qui redessinent davantage la taille que les précédentes, sur des mailles, des jupes toujours portées avec de larges ceintures. Le tout est associé à des après-ski en fourrure qui laissent leurs empreintes sur la neige immaculée.

Le séjour à la montagne se veut aussi pop et vitaminé, l’heure est à la fête. Les motifs pied-de-poule, les chevrons ou le cuir se dévoilent cette fois sur des combinaisons davantage réservées à l’apéro au coin du feu qu’à la descente des pistes dans des couleurs intenses. La doudoune elle aussi se veut chic et agrémentée des deux C entrelacés.
Puis, la nuit tombe, le romantisme prend place pour parer les jeunes filles aux cheveux lâchés de robes et jupes vaporeuses ornées d’un motif à la connotation sports d’hiver assumée. L’ensemble est doux et cocooning avec des mailles délicates qui enveloppent les silhouettent nocturnes.

Les détails comme toujours sont un délice pour les yeux: sacs revisités avec de la fourrure, ceintures et bijoux riches et précieux, camélias colorés retenant quelques mèches de cheveux ou encore plus étonnant, minaudière à l’allure de télécabine. 

Et puis, comme une vision passagère l’esprit de Karl Lagerfeld s’invite avec des ensembles on ne peut plus fidèles aux codes de la maison avec le duo noir-blanc repris sur une silhouette rock à souhait qui laisse entrevoir l’aura du créateur avec cette chemise blanche, ce pantalon en cuir et cette cravate. Le tout couvé par une cape élégante.

Après ce défilé de couleurs, les mannequins se fondent de plus en plus sur la piste blanche jusqu’à en confondre les contours avec les dernières créations angéliques et innocentes qui clôturent cette balade montagnarde si particulière.

Karl Lagerfeld était une sorte de surhomme, capable d’être partout (La France, l’Allemagne, l’Italie…), de pratiquer une multitude d’activités en même temps et surtout de le faire bien (ce qui n’est pas donné à tout le monde). Avec ce dernier défilé, le créateur a définitivement laissé une part de son ADN, ses propres codes qu’il avait réussi au fur et à mesure du temps à unir avec justesse à ceux de Gabrielle Chanel. Enfin, comme il l’avait justement écrit:

Photos: Alessandro Lucioni / Gorunway.com

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Welly Merck-Découverte coup de cœur

Pour ce nouveau post j’ai à cœur de vous parler d’une marque qui a piqué ma curiosité. Je cherchais depuis un moment une nouvelle montre avec un style différent de celle que j’avais déjà. C’est au moment où je faisais mes petites recherches que j’ai découvert la marque suisse Welly Merck…

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Victoria’s Secret Fashion Show 2018

On se retrouve dans ce nouvel article pour parler du Victorias’s Secret Fashion Show 2018, dernier défilé de la marque qui a eu lieu à New York ce jeudi 8 novembre. Après s’être envolés pour Londres, Paris ou Shanghai l’année dernière, les anges Victoria reviennent à la maison. Comme à chaque fois, la marque américaine nous en a mis plein les yeux et a fait son show sur le rythme des prestations de Shawn Mendes, Rita Ora ou encore The Chainsmokers. Mais celles qui nous ont le plus ébloui sont les anges : Gigi et Bella Hadid, Kendall Jenner, Behati Prinsloo, Candice Swanepoel reprenaient du service quand d’autres comme Winnie Harlow faisaient leurs débuts sur le podium VS. Cette 23 ème édition marquait surtout le départ du mannequin brésilien Adriana Lima (émue aux larmes), après vingt années à défiler les ailes au dos. Mais quel est donc ce curieux engouement autour de la marque et de ses égéries ?

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©Abaca

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L’automne sera sauvage !

Après avoir découvert les carreaux sous tous leurs traits et toutes leurs couleurs, il est à présent venu le moment d’explorer une autre tendance, moins académique, plus sauvage cette fois : l’imprimé animal ! Cet automne les silhouettes félines arpentent les podiums et les rues, indomptables mais chics. Les pelages des animaux sauvages viennent bousculer nos habitudes et donner du caractère à nos tenues: serpent, zèbre, tigre… tout y passe à commencer par le plus convoité, le léopard.

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Tenez-vous à carreaux !

Bientôt la rentrée pour les enfants et voilà une tendance qui pointe le bout de son nez juste à temps pour les plus grands ! Vous l’aurez compris avec le titre de l’article, l’une des tendances phares de cette saison se dévoile sous les traits du motif à carreaux. Tartan, Prince de Galles, carreaux-fenêtre… Tout y passe.

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Le défilé anniversaire de Bleu comme gris

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©J(us)t

Aujourd’hui je vous retrouve pour parler d’un sujet que je n’ai encore pas abordé sur le blog et qui pourtant y mérite sa place.. la mode enfantine. Pourquoi les enfants n’auraient-ils pas eux aussi, tout comme nous, l’occasion d’exprimer leur personnalité par ce qu’ils portent ? C’est justement la ligne conductrice de la marque Bleu comme gris qui a organisé son premier défilé au Ritz à Paris le 30 juin dernier pour présenter la collection automne/hiver 2018/2019. J’ai eu l’opportunité de participer à l’organisation de cet événement qui était l’occasion pour cette maison de couture haut de gamme de marquer le coup en célébrant  ses 10 ans d’existence après sa création en 2008 par Vanessa Marrapodi.